Les femmes primipares sont vulnérables à toutes sortes de maladies mentales post-partum

L’arrivée d’un premier enfant est un bouleversement majeur pour les hommes et les femmes. Pour les femmes, cela déclenche également une période de vulnérabilité à la maladie mentale. L’association entre l’accouchement et la dépression est bien connue, mais le couplage des données de deux grands registres danois montre que les femmes ayant leur premier enfant courent également un risque accru d’autres maladies mentales, y compris la schizophrénie. Dans cette étude, les femmes qui avaient accouché entre 10 et 19 jours avant étaient sept fois plus susceptibles d’être hospitalisées avec une maladie mentale grave que les femmes qui avaient accouché de 11 à 12 mois auparavant (risque relatif 7,31 (IC à 95% 5,44 à 9.81)). Le risque diminue avec le temps mais reste significatif pendant trois mois dans l’ensemble. Les femmes sont restées vulnérables à la schizophrénie pendant un mois après un premier bébé, aux maladies bipolaires pendant deux mois et à la dépression pendant cinq mois.

Les chercheurs n’ont trouvé aucune preuve d’un lien entre la première parenté et la maladie mentale chez les hommes. Si quoi que ce soit, ils semblaient moins susceptibles d’être admis pour traitement dans les premières semaines après la naissance (risque relatif entre 10 et 19 jours 0,50 (0,26 à 0,95)). Les chercheurs ont également constaté que l’association entre l’accouchement et la maladie mentale chez les femmes était plus faible pour le deuxième enfant et avait disparu par le troisième météorisme.